« Il faut 30 % d'apport. » La phrase circule chez tous les porteurs de projet. Elle n'est écrite nulle part : aucun texte n'impose un taux d'apport. C'est un repère de pratique bancaire, et il se discute.
Ce que l'apport dit au banquier
L'apport n'est pas qu'une question de montant. Il mesure l'engagement du porteur et réduit le risque de la banque : plus il est élevé, moins le prêt pèse sur l'exploitation. En création de commerce, les banques attendent le plus souvent entre 20 et 30 % du besoin total.
Ce qui compte comme apport
L'épargne personnelle, bien sûr. Mais aussi les prêts d'honneur : accordés sans intérêt au porteur lui-même, ils sont généralement traités par les banques comme des quasi-fonds propres, et font souvent levier sur le prêt bancaire. Un dossier qui les mobilise avant le rendez-vous bancaire change la conversation.
Quand l'apport est plus faible
Un apport sous le repère n'est pas rédhibitoire s'il est compensé : expérience solide du porteur dans le secteur, rentabilité démontrée, scénario dégradé qui tient. Le dossier doit alors dire clairement pourquoi le risque reste maîtrisé.